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Milton, Cynthia

Professeure titulaire

  • Titulaire de recherche du Canada en histoire de l'Amérique latine

Contact :

  • Téléphone 514-343-7352 Pav. PAV.M.CARON-L.GROULX-3200 J.B. \ bur. C-6114

Site Web

Milton, Cynthia

Présentation

Titulaire de recherche du Canada en histoire de l'Amérique latine, Cynthia E. Milton travaille sur l’histoire de la région andine, particulièrement sur les représentations historiques de la violence durant la période contemporaine du Pérou, ainsi que sur les perceptions de la pauvreté en Équateur à l’époque coloniale.

 Ses recherches actuelles portent sur l’art produit à la suite d’une période de violence. Elle est présentement titulaire d’une bourse de recherche d’Alexander Von Humboldt (2011-2014) destinée aux chercheurs expérimentés, professeure associée et titulaire de la Chaire de recherche du Canada au département d’histoire de l’Université de Montréal.

Projets de recherche

Une série de projets de recherche forme le cœur de cette Chaire de recherche du Canada en Amérique latine.

Les projets 2007-2012 :

Écrire l’Histoire après la violence, dire la vérité dans les Amériques.

À l’origine, j’avais proposé que la seconde phase du programme de recherche de la Chaire (2007-2012), intitulée « Écrire l’Histoire après la violence : dire la vérité dans les Amériques », soit consacrée à examiner les mécanismes officiels et non-officiels qui permettent une compréhension sociétale d’histoires nationales traumatisantes. Ce programme de recherche interrogeait les types de preuves historiques en circulation, et les récits de vérité subséquents sur la violence qui a eu lieu, permettant l’utilisation de sources historiques alternatives (lieux et artéfacts de mémoire, par exemple l’art visuel et de performance, les lieux de mémoire, le cinéma, les histoires, l’humour, les rumeurs et les chansons).

En juxtaposant les commissions de vérité et les procès faisant appel à des modes informels de dire la vérité, j’ai mis en évidence les limites et l’utilité de ces organes d’enquête. J’ai également démontré comment de tels forums ont ouvert l’espace public aux citoyens, jusqu’alors censurés et marginalisés, afin d’entamer la discussion sur la violence étatique. Le projet est de nature comparative et ce, à grande échelle, bien que ma recherche de fond se soit concentrée sur le cas du Pérou post Sentier lumineux.

Les projets 2012-2017 :

L’Art de la justice transnationale : représentations artistiques et l’écriture de l’histoire à la suite d’une période de violence

Au cours de mon examen des manières alternatives d’établir la vérité à travers des histoires nationales et géographiques variées (donc durant la première période de ma CRC, soit de 2007 à 2012), l’art est apparu comme une réponse presque universelle aux traumatismes du passé.

Ainsi, l’un des fils conducteurs sous-jacents du deuxième mandat du programme de recherche de la CRC en histoire de l’Amérique latine consiste en ce que la culture demeure un champ de bataille pour toutes discussions sur le passé, particulièrement en l’absence de quête de justice efficace et de mise en œuvre des recommandations énoncées par les Commissions de justice et de vérité (CJV).

Alors que ce programme de recherche de la CRC se veut comparatif sur une échelle mondiale les Premières nations au Canada, les survivants de l’Holocauste, les Cambodgiens trente ans après les Khmer rouges, ainsi que plusieurs pays après une transition, par exemple l’Afrique du sud, le Chili, l’Argentine et le Guatemala, la plupart de ma recherche de fond se penche sur le cas du Pérou post Sentier lumineux (1980-2000).

Le programme de la CRC (2012-2017) est composé de trois projets qui s’imbriquent l’un dans l’autre :

  • Le projet principal, intitulé L’art à la suite d’une période de violence, cherche à savoir comment les historiens doivent considérer la dimension visuelle, incluant l’art comme source primaire dans leurs écrits.
  • Le second projet, Conservation de passés difficiles, se penche sur les stratégies narratives et les tentatives d’afficher les passés nationaux (dans les musées, galeries, expositions itinérantes et autres).
  • Le troisième projet, qui se nomme Les pratiques de mémoire quotidiennes, est une étude transrégionale des différentes techniques mises en œuvre par les ONG afin de faciliter le travail de la mémoire auprès des gens affectés.

Les résultats escomptés de programme de recherche sont au nombre de trois : le premier étant le progrès méthodologique, donc comment nous pourrions utiliser les pratiques artistiques dans le but de mieux comprendre le passé.

Champs d'expertise

Publications principales

Cynthia Milton est

  • l’auteure du livre The Many Meanings of Poverty : Colonialism, Social Compacts, and Assistance in 18th Century Ecuador (Standford : Standford University Press, 2007),
  • la coéditrice de l’ouvrage The Art of Truth-telling about Authoritarian Rule  (Madison : University of Wisconsin Press, 2005),
  • la coéditrice de Curating Difficult Knowledge : Violent Pasts in Public Places (London : Palgrave MacMillan, 2011),
  • l’éditrice de The Art of Truth-telling in Post-Shining Path Peru (Durham : Duke University Press, 2013).

Cours donnés au département ce trimestre

Thèses et mémoires dirigés au département et disponibles dans Papyrus

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