Profession historien

Pour Pierre Bonnechere, l’histoire est le compte rendu raisonné d’une enquête scientifique dans un passé humain à jamais refermé sur lui-même, sous le regard amusé de 3 fées retorses, nommées Vérité, Chance et Objectivité. Sensible aux questions de méthode, l’auteur prend ses exemples en des périodes et en des lieux divers, de l’Antiquité au 21e siècle, de la Grèce et de Rome au Québec. Il réfléchit autant aux problèmes concrets rencontrés par les historiens qu’à leur statut dans l’histoire. Le paradoxe n’est qu’apparent : l’histoire est elle-même un objet d’histoire.

Enseignant l’histoire grecque à l’Université de Montréal depuis 1993, Pierre Bonnechere y dirige le Centre d’études classiques, consacré à l’histoire, à l’archéologie et à la littérature du monde gréco-romain. Il est titulaire d’un doctorat en philosophie et lettres (histoire ancienne) de l’Université de Louvain (Belgique). Ses principaux champs d'intérêts vont à la religion et aux mentalités de la Grèce antique. Il est plus particulièrement spécialiste des modalités de communication entre hommes et dieux, que ce soit par l’intermédiaire du sacrifice animal et de son corollaire mythique, le sacrifice humain, ou par la divination, à savoir les moyens de prendre connaissance des volontés divines.

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Les perspectives

Discipline fondamentale dans l’acquisition d’une profonde culture générale et d’une solide méthode de travail, l’histoire se caractérise par la diversité de ses atouts.

Les perspectives d'emploi sont aussi variées que les objets de l'historien sont nombreux. L'enseignement demeure cependant le débouché principal. Depuis 1995, la formation des futurs maîtres du secondaire est confiée à la Faculté des sciences de l'éducation et s'acquiert dans le cadre d'un baccalauréat en éducation. En ce qui a trait à l’enseignement au collégial, les établissements de la province exigent désormais des candidats une maîtrise. Le Département d’histoire offre à ce titre la maîtrise en histoire, option Enseignement au collégial.

Par ailleurs, les habiletés acquises lors d’une formation en histoire préparent à un large éventail d'emplois :

  • gestion des archives (l'archivistique);
  • travail auprès des musées (la muséologie);
  • fonction publique;
  • documentaliste et recherchiste;
  • journaliste;
  • scripteur;
  • relationniste;
  • attaché de presse;
  • rédacteur (manuels scolaires, guides, etc.).

Un complément de formation est, dans la plupart des cas, essentiel : le couplage majeure-mineure (communication, bibliothéconomie, journalisme, etc.) permet ainsi d’optimiser votre formation.

L'histoire, combinée à l'apprentissage de langues étrangères, peut aussi préparer  à une carrière dans les services diplomatiques ou les services de renseignement.

Finalement, les industries culturelles apprécient la formation historique dans le cadre de projets visant :

  • la mise en valeur du patrimoine;
  • la création de produits multimédias;
  • la rédaction de guides touristiques.

En somme, si l'histoire peut mener à tout, il importe d'améliorer ses chances d'employabilité en acquérant au cours de ses études de 1er cycle des compétences complémentaires d'origine disciplinaire, ou d'autres reliées aux langues étrangères et à l'informatique.