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Experts en : Empire et impérialisme

Dewar, Helen

DEWAR, Helen

Professeure adjointe

Je suis historienne de la Nouvelle France et du monde atlantique aux XVIIe et XVIIIe siècles. Je m’intéresse tout particulièrement aux liens entre la formation de l’Etat et la construction des Empires, le développement des institutions capitalistes à grande échelle et l’histoire juridique de la colonisation. Découlant à la fois des historiographies américaines anglophone et francophone, ma recherche vise à recentrer l’histoire de l’Amérique du Nord français dans le cadre transnational du monde atlantique afin de mieux comprendre le processus de construction d’un Empire durant la période moderne.  

Je travaille actuellement sur un manuscrit intitulé Contested Delegations: Subjects, Sovereignty and Law in the French Atlantic, 1598-1663, qui porte sur les prétentions judiciaires françaises en Amérique du Nord, telles qu’elles étaient faites à travers les compagnies de commerce et les propriétaires individuels dans la première moitié du XVIIe siècle. A travers des procès civils concernant pouvoirs et privilèges en Nouvelle France qui se sont déroulés en France pendant les trois premières décennies du dix-septième siècle, j’analyse les stratégies employées par plusieurs groupes concernés dans le projet colonial, tels que les marchands associés, les missionnaires, et les lieutenants du roi et du vice-roi.  Mon travail met en cause la dichotomie entre l’espace colonial et l’espace métropolitain en démontrant les relations dialectiques entre la construction de la souveraineté outre-mer et la centralisation du pouvoir en France.   

Découlant de mon manuscrit en cours, mon projet actuel vise à mieux comprendre l’histoire de l’établissement de l’administration royale en Nouvelle France en 1663 en adoptant une perspective comparée.  Le projet élargit les repères géographiques traditionnels de cette histoire, mettant en perspective ce moment décisif dans l’histoire de la Compagnie des Indes Occidentales, dont les pouvoirs commerciaux, seigneuriaux et gouvernementaux s’étendaient non seulement en Nouvelle France mais aussi aux Antilles et sur la côte d’Afrique occidentale.

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Larochelle, Catherine

LAROCHELLE, Catherine

Professeure adjointe

Les recherches de Catherine Larochelle s’inscrivent en histoire culturelle et transnationale du Canada aux XIXe et au XXe siècles. Dans sa thèse de doctorat intitulée « L’apprentissage des Autres : la construction rhétorique et les usages pédagogiques de l’altérité à l’école québécoise, 1830-1915 », elle a exploré les discours et les idéologies impérialistes, racistes, orientalistes et genrées en circulation dans le système scolaire québécois aux XIXe et XXe siècles. Sa nouvelle recherche porte sur l’imaginaire impérial du Canada français dans la deuxième moitié du XIXe siècle par l’étude de la figure du missionnaire « héroïque » Albert Lacombe. Catherine est professeure adjointe au département d’histoire de l’Université de Montréal et membre du comité éditorial de la revue HistoireEngagée.ca.

Expertises de recherche :

  • Histoire de l’enfance et de la jeunesse; histoire de l’éducation
  • Histoire de l’orientalisme et de l’imaginaire impérial du Québec/Canada
  • Histoire coloniale du Canada; représentation des groupes autochtones
  • Histoire des théories de la race et du racisme
  • Histoire du missionariat canadien-français au XIXe siècle
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Meren, David

MEREN, David

Professeur agrégé

J’enseigne l’histoire internationale canadienne et québécoise à l’Université de Montréal depuis 2011.  En tant qu’historien, mon objectif est de profiter de l’histoire culturelle, l’histoire sociale, et les études postcoloniales afin d’acquérir et promouvoir une compréhension approfondie du Canada et du Québec dans le monde et de la manière dont leurs activités internationales (gouvernementales et non gouvernementales) ont façonné et ont été façonnées par les expériences vécues par les populations qui habitent dans la moitié septentrionale de l’Amérique du Nord. J’emploie l’histoire internationale pour mieux comprendre le Canada et le Québec comme des structures de gouvernance, tout en les situant ainsi que leurs populations dans les courants transnationaux. 

Mon premier livre, With Friends Like These : Entangled Nationalisms and the Canada-Québec-France Triangle, 1944-1970, examine la dynamique triangulaire complexe entre le Canada, le Québec et la France en la situant dans les courants plus larges de l’histoire de la mondialisation.  J’explore le concept de « nation » dans un monde de plus en plus globalisé et, par le fait même, les efforts déployés pour gérer les multiples identités qui s’y chevauchent. En outre, cette monographie fait partie de mes efforts de jeter la lumière sur la question d’ « empire » dans l’histoire internationale canadienne et québécoise. 

Plus récemment, ces intérêts de recherche ont donné lieu à ma codirection d’un ouvrage collectif qui propose une réinterprétation de l’histoire internationale canadienne à travers le prisme de la race, Dominion of Race: Rethinking Canada’s International History.  J’explore aussi l’histoire du colonialisme de peuplement au Canada au Québec, car c’est impossible de comprendre l’histoire internationale canadienne et québécoise sans référence à l’histoire complexe des relations entre les peuples autochtones et les colons.  Cette idée se manifeste dans mes recherches actuelles qui portent sur l’histoire croisée de l’aide étrangère canadienne après 1945 et la politique indienne du Canada.

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Raschle, Christian

RASCHLE, Christian

Professeur agrégé

J’enseigne l’histoire romaine, les sciences dites auxiliaires (épigraphie, numismatique et littérature) et les cours de latin au niveau avancé au sein du Centre d’études classiques (détaché à 50%) et au Département d’histoire. Mon champ de recherche principal porte sur l’histoire de l’empire romain, en particuliers la période de l’empire tardif ( 192-565). J’y diviserai mes activités de recherche en trois catégories.

  1. Mon intérêt principal porte sur l’histoire de l’administration et du système politique de l’empire romain, notamment la réorganisation des provinces de l’empire romain tardif .
  2. Je consacre un deuxième volet de mes recherches à des thèmes d’histoire culturelle et des mentalités sous l’empire romain tardif. Cet intérêt découle directement de mon intérêt principal, parce que j’ai été souvent confronté à des sources littéraires pour l’histoire administrative de l’empire, dont il fallait tout d’abord comprendre l’arrière-plan culturel pour mieux saisir les opinions exprimées face aux changements administratifs. Mon intérêt  dans ces recherches porte particulièrement sur les auteurs latins et grecs qui s’expriment sur des faits politiques sans qu’ils soient classifiés dans la catégorie “historiographie”, tels que les sermons prononcés par les pères de l’Église Ambroise et Jean Chrysostome, les discours panégyriques de Thémistios, ou la poésie épique.
  3. Le troisième volet est dédié à l’histoire des sciences de l’Antiquité et des thèmes historiographiques liés à elles soit à des personnages de l’Antiquité (Constantin le Grand) ou des écrits des auteurs anciens (Tite-Live et Ammien Marcellin).

Mes étudiants au niveau de M.A. et de Ph.D. se sont dédiés pour la plupart aux deux premiers champs de recherche, mais pas exclusivement. Peu importe le sujet de recherche, je préconise une bonne formation dans les langues anciennes (latin et grec), les langues modernes (anglais, allemand, italien et espagnol selon le sujet) et dans les sciences dites auxiliaires (littérature, épigraphie et numismatique) comme éléments clés pour une réussite de toute sorte de recherche avancée.

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Saul, Samir

SAUL, Samir

Professeur titulaire

Je publie, j'enseigne, et je dirige des étudiants (maîtrise, doctorat, postdoctorat) dans le domaine (ou la thématique) de l’histoire des relations internationales. Mes centres d’intérêt sont la France et le monde arabe. Je suis un élève et un continuateur de l’« école française » de l’histoire des relations internationales (HRI) qui a rénové l’étude du phénomène international par la prise en compte et l’intégration des « forces profondes » (économiques, sociales, institutionnelles, culturelles, etc.) dans l’analyse. Cette approche a généré une riche historiographie dont l’originalité a transformé et vivifié le champ de l’histoire internationale. L’élan donné est aussi porteur aujourd’hui qu’il l’a été hier en matière d’interrogations, d’enquêtes et de découvertes. Le nombre d’étudiants qui font des maîtrises et des doctorats en HRI en est une illustration.

La problématique qui m’a le plus intrigué est celle des rapports entre les dimensions politique et économique sur le plan international. Cette question a sous-tendu nombre de mes publications, notamment mon ouvrage sur les relations franco-égyptiennes issu d’un doctorat d’État français (je compte parmi les derniers à avoir obtenu ce vénérable diplôme du système universitaire français, remplacé désormais par la thèse unique). En histoire économique, mes intérêts se concentrent sur les mouvements de capitaux, le commerce international et l’histoire des entreprises (banques, pétrole, électricité).

Depuis 2004, je suis membre fondateur et coordonnateur du Groupement interuniversitaire pour l'histoire des relations internationales contemporaine (GIHRIC). Autant que faire de la recherche, enseigner me procure un réel plaisir, fait attesté par le Prix d’excellence en enseignement de la Faculté des arts et des sciences que j’ai remporté tôt dans la carrière. La flamme brûle toujours !

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